Présidente de l'Ordre

Discours d’ouverture  de la Présidente        Expert Conseil

 

Monsieur le Premier Ministre ;

Monsieur le Président de la Cour des Comptes du Sénégal ;

Monsieur le Président du Tribunal Régional Hors Classe de Dakar ;

Monsieur le Directeur Général des Impôts et Domaines du Sénégal ;

Mesdames et Messieurs les représentants de l’Etat ;

Monsieur le Président de l’Ordre des Experts Comptables de Côte d’Ivoire,

Monsieur le Président d’honneur du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-comptables de France ;

Monsieur le Directeur Général de la PAFA ;

Monsieur le Délégué Général de la FIDEF ;

Mesdames et Messieurs les représentants de nos institutions régionales (BCEAO, UEMOA) ;

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations partenaires au développement ;

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations patronales ;

Mesdames et Messieurs les Présidents et directeurs généraux de sociétés et responsables d’entreprises ;

Mesdames, messieurs les experts comptables et comptables agréés ;

Mesdames et Messieurs les panélistes ;

 

Chers invités en vos grades et qualités

 

Monsieur le Premier Ministre,

Dans la préparation de votre visite avec vos collaborateurs, nous avons été pu mesurer à quel point votre agenda de cette journée était des plus chargé, avec votre séance de travail de cet après-midi auprès de la représentation nationale. Nous apprécions d’autant plus votre présence ici et vous mesurons à sa juste valeur l’honneur que vous nous faites et vos efforts pour être ici ce matin.

 

Pour bon nombre de nos concitoyens, parmi lesquels nombre de nos clients, l’expert-comptable est un technicien de la comptabilité, qui produit ou certifie les comptes annuels, lesquels apparaissent avant tout destinés à l’administration fiscale et au banquier.

 

Cette perception très réductrice du métier d’expert-comptable reste d’autant plus ancrée dans les mentalités qu’elle se trouve pratiquement consacrée par la loi fondamentale qui régit la profession (article 4) :

 

« Est expert-comptable celui qui fait profession habituelle de réviser, apprécier, vérifier et redresser les comptabilités des entreprises..., certifier la régularité, la sincérité et l’image fidèle des états financiers... »

 

Certes, la prise en charge des obligations comptables, fiscales, juridiques et sociales, constitue aujourd’hui encore une part prépondérante de l’activité de la Profession, avec de fortes retombées pour l’économie nationale.

 

A cet égard, on ne peut manquer de souligner la fonction essentielle de l’expert-comptable en matière de sécurisation de l’assiette et des recettes fiscales, lorsqu’il garantit la fiabilité du processus d’élaboration de l’information financière depuis la tenue des livres comptables jusqu’à la reddition des comptes, ou lorsqu’il exprime son opinion sur la régularité et la sincérité des états financiers. L’expert-comptable contribue ainsi à l’attractivité de notre pays pour les investisseurs étrangers, à asseoir les comptes de la Nation, les statistiques nationales notamment en matière de taux de croissance, d’emplois, toutes données qui fondent les politiques économiques corrélatives.

 

Pourtant, loin de se limiter à la seule matière comptable, le champ de compétence de l’expert-comptable n’a cessé d’évoluer vers un nouveau périmètre de missions couvrant tous les aspects de la vie économique et sociale dans la cité, centré sur la satisfaction des besoins des clients du secteur privé comme du secteur public, en matière de « conseil » et « d’accompagnement», de pilotage de la performance. Cette tendance devrait encore s’accélérer dans le contexte de la transition numérique qui entraînera la disparition de certaines activités traditionnelles de l’expert-comptable. Robotisation

 

La profession sénégalaise est reconnue pour son leadership au plan régional.

Elle bénéficie d’une reconnaissance internationale, l’un des rares ordres d’Afrique de l’Ouest (4) bénéficiant du statut de Full Member IFAC. Elle compte en son sein deux Présidents d’honneur de la FIDEF, nos confrères Aziz Dieye qui n’est plus à présenter et mon prédécesseur, mon frère, Mamour Fall.

 

Placée sous la tutelle du MEFP représenté par un Commissaire du Gouvernement, armée de normes professionnelles de standard international, avec un comité d’homologation présidé par un magistrat, et dotée des règles déontologiques qui contribuent à la confiance des tiers, l’expert- comptable sénégalais se voit de plus en plus légitimé dans sa dimension « d’expert-conseil » dans la Cité.

 

 

N’est-ce pas l’expert-comptable qui accompagne l’entrepreneur durant tout le cycle de vie de l’entreprise, depuis le « Go Nogo »,

le choix optimal de forme juridique lors de sa création jusqu’à la phase de maturité, formulant avis et conseils sur les questions relatives à la gouvernance, l’organisation générale de l’entreprise, la réorganisation institutionnelle des départements ministériels, les ressources humaines, la gestion de la trésorerie, la RSE qui occupe une part importante dans le plan d’action en cours, la conformité aux lois et règlements, assurant la sécurité des solutions de gestion, la viabilité des projets, dopant les stratégies de croissance et de financement ?

 

En ce moment où notre environnement des affaires connaît une série de réformes tous azimuts avec l’entrée en vigueur imminente, à partir de 2018 de la révision du référentiel comptable SYSCOHADA, du Plan comptable bancaire,  la transposition de Bâle II-III dans le dispositif prudentiel de l’UEMOA, l’objectif de ces présentes assises est d’apporter un éclairage nécessaire sur les multiples facettes de la profession d’expert-comptable, cet acteur incontournable dans la vie économique et sociale de la Cité.  

 

Partenaire à forte valeur ajoutée de l’entreprise, contribuant à la création de richesse et d’emplois, l’expert-comptable l’est aussi pour l’Etat car son impact s’étend sur toute la sphère économique et sociale, l’efficacité des politiques économiques étant largement tributaire de la fiabilité des données comptables dont l’expert-comptable est le garant.

 

Durant deux jours, nos panélistes vont délivrer des recommandations concrètes et pertinentes en direction du secteur privé et des autorités, sur les réformes en cours, notamment l’introduction du Plan comptable de l’Etat et l’élaboration du Bilan d’ouverture, les stratégies et solutions de financement et de croissance des entreprises sénégalaises.

 

L’occasion nous sera donnée de proposer à l’endroit de nos autorités de tutelle des propositions de réformes susceptibles d’impacter positivement notre économie.

 

Il en est ainsi du projet de mise en opérationnalité du GUDEF et de dématérialisation des états financiers à travers un portail télédéclaratif dédié. C’est le lieu de remercier très vivement la DGID pour avoir bien voulu accepter de porter ce projet à forte valeur ajoutée et favoriser par son implication une nette avancée dans la formulation du projet de réforme.

 

Nous souhaitons plein succès aux travaux des assises et, à nos hôtes venus d’Europe, et des quatre coins d’Afrique, nous souhaitons de passer un merveilleux séjour au pays de la Téranga.

 

Monsieur le PM, nous vous souhaitons un bon après midi.

 

    

 
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